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Le chemin d'un numéro de La Garance voyageuse

Depuis sa création en 1988, l’équipe de bénévoles, puis les salariés qui les soutiennent aujourd’hui, œuvrent constamment pour améliorer la qualité de la revue. Actuellement, divers processus de validation et de vérifications permettent de limiter au maximum les erreurs qui peuvent paraître. Pour comprendre le travail d’équipe qui existe derrière la parution de la revue, voici retracé le chemin d’un numéro avant que vous puissiez le déguster dans votre canapé. L’histoire commence 5 mois auparavant…

J - 150 jours : En moyenne, 150 jours avant que vous receviez la revue dans votre boîte aux lettres, la rédactrice en chef planifie le contenu du numéro dans un « schéma de rédaction ». Quel auteur ? Quel sujet ? Sur combien de pages ? Les rédacteurs d’articles peuvent être aussi bien des spécialistes patentés, que des autodidactes passionnés ou des membres de l’équipe de La Garance (salariés ou bénévoles) qui souhaitent faire partager leur passion et leurs connaissances. Les articles peuvent être des propositions spontanées des auteurs ou émaner de demandes spécifiques de la rédaction.
Des collaborateurs réguliers assurent aussi la cohésion de la revue grâce aux rubriques variées.
Le rôle de la rédactrice en chef, à ce stade, est donc de composer, à partir des articles déjà reçus et ceux demandés, un numéro équilibré dans les différentes approches (naturaliste, littéraire, sensible…).
J - 90 : C’est la « date de tombée » à laquelle les articles doivent être impérativement fournis pour paraître dans le numéro.
À cette étape, la rédactrice en chef vérifie l’adéquation de l’article avec la ligne éditoriale de la revue : est-il suffisamment vulgarisé, clair, fiable au niveau scientifique…
Il faut éviter les écueils des mauvaises compilations bibliographiques ressassant des poncifs parfois faux ou des exposés scientifiques imbuvables ! Le cas échéant, l’article peut être refusé ; dans le doute, un groupe restreint de membres du Comité de relecture peut être consulté pour prendre une décision.
Si nécessaire, un premier échange a lieu avec l’auteur pour améliorer le texte ou lui demander une nouvelle version.
redac_chef
Une grande liberté est laissée aux auteurs, comme vous pouvez le constater dans la rubrique « Lectures », où les critiques se veulent indépendantes et sans concession. Cependant, la rédaction peut proposer à l’auteur de modifier des critiques qui paraîtraient injustifiées, des propos qui enfreindraient les réglementations en vigueur.
J - 90 à J - 80 : Le travail s’accélère, il faut préparer les textes. Un travail de fourmi de plusieurs heures sur chaque texte et qui comprend les étapes suivantes :
- mise en forme typographique (tout un art qui fait l’objet d’un Code typographique !),
- corrections, harmonisation du style, de la grammaire, de l’orthographe,
- harmonisation et correction de la nomenclature par recherche des noms scientifiques sur les bases de données faisant référence (pour la France, il s’agit de la Base de données nomenclaturale de la flore de France, en ligne sur le site de Tela botanica).
relecture J -80 : Les textes sont envoyés au Comité de relecture de la revue, composé d'une vingtaine de membres bénévoles d’horizons divers. On y trouve des compétences aussi bien en botanique, gestion, animation, qu’en langue française et typographie.
Les membres du Comité disposent d'une vingtaine de jours pour donner leur avis, corriger et compléter les textes proposés, soit sur document papier, soit sous forme électronique. Sur certains sujets pointus, les textes peuvent être soumis à des spécialistes extérieurs au Comité lorsque des opportunités existent.
J - 70 : Le contenu du numéro est maintenant connu avec précision, on peut affiner le nombre de pages consacrées à chaque article, le thème de la couverture, de l’éditorial. Parallèlement, les images qui vont illustrer chaque article sont commandées aux illustrateurs ou obtenues à partir de gravures anciennes. Les dessins publiés dans La Garance sont, pour la plupart, originaux et réalisés par tout un réseau de dessinateurs naturalistes sympathisants.
Certaines iconographies anciennes peuvent nécessiter des recherches (musées, Internet, agences photos, collectionneurs, bibliothèques) de manière à obtenir des images de qualité dans le respect des droits de reproduction. Pour la recherche documentaire, l’équipe de La Garance s’appuie également sur sa propre bibliothèque qui comprend environ 2 300 ouvrages.
J - 60 : La rédaction reçoit les avis et corrections du Comité et en fait une synthèse. Les opinions sur les articles sont à l’image de la diversité des membres du Comité : tel article littéraire peut déclencher des « ah ! » d’admiration de certains et la réprobation d'autres à l’approche plus technique. Il arrive (rarement) qu’un article reçoive une majorité d’avis négatifs ; il peut être refusé à ce stade, soit de manière définitive, soit en demandant à l’auteur une nouvelle version pour une parution dans un numéro ultérieur.
Dans la majorité des cas, les articles sont acceptés et la synthèse des corrections est réalisée puis intégrée au texte.
J - 55 : Les versions corrigées des textes (comprenant parfois des questions à résoudre) sont retournées aux auteurs qui répondent aux questions et approuvent ou non les modifications avant publication.
J - 50 : Les illustrations commandées arrivent. Leur qualité graphique et scientifique est vérifiée avant que la maquettiste entre en jeu.
Les derniers textes des rubriques « Échos des sciences » et « En bref » sont rédigés, pour coller au mieux à l’actualité, et soumis au Comité de relecture par courrier électronique.
J - 50 à J - 30 : La maquette de la revue peut commencer :
- le traitement des illustrations commence par leur numérisation car même si certains dessins nous parviennent sous un format informatique (par courriel ou cdrom), le recours au scanner est essentiel.
Elles sont ensuite « nettoyées » avec un logiciel adapté,
- les textes corrigés et les images retravaillées sont alors exportés dans le logiciel servant à réaliser la maquette,
- la rédactrice en chef prépare un «chemin de fer », c’est-à-dire le plan de la revue où chaque page se voit attribuer un article ou une rubrique,
- les images et les textes sont agencés de manière la plus harmonieuse et logique possible,
- les dessins sont légendés et des allers-retours entre la maquettiste et la rédactrice en chef permettent d’arriver à une version stabilisée.


maquettiste
J - 32 : La maquette est envoyée à une relectrice finale qui va traquer les dernières fautes ayant échappé à ceux qui manipulent les textes depuis plusieurs semaines.
J - 30 : Les ultimes corrections sont saisies et la version définitive de la maquette est envoyée à notre imprimeur.
J - 28 : Les épreuves réalisées par l’imprimeur et envoyées par courrier sont vérifiées par la rédactrice en chef ; si l’épreuve est conforme, un « Bon à tirer » est signé.
J - 28 à J - 12 : L’imprimeur réalise l’impression et le brochage de la revue.
J - 12 à J - 8 : L’imprimeur qui est aussi un routeur édite les étiquettes des abonnés, triées par codes postaux, met les revues sous film plastique, et les dépose à La Poste.
J - 8 à J - 0 : Les petites mains de La Poste transportent, trient et vous apportent votre revue préférée chez vous…
facteur

Ce mode d’organisation nécessite donc un temps assez long entre l’écriture de l’article et sa publication. Cette recherche de qualité dans les informations publiées est pour nous une priorité et un processus constant.

La rédaction

Illustrations : Georges Crisci
(fidèle illustrateur des premières actualités de La Garance !)

La Garance Voyageuse

F-48370 Saint Germain-de-Calberte
+ 33 4 66 45 94 10

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